Sidya Touré : « Il y a des choses qu’on n’attend plus si ce n’est pas en Guinée »

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La commission mise en place par le chef de l’Etat sur l’enseignement aurait déposé son rapport sur la table du ministre de l’Enseignement Supérieur et le recherche scientifique. Joint par nos confrères d’Espace Fm, Sidya Touré, leader de l’UFR, Haut représentant du chef de l’Etat. ‘’Moi je n’avais connaissance de ce rapport. Mais ce que j’ai entendu ce matin à la radio, ça m’a complètement terrassé. Il y a des choses qui ne se font plus et qu’on n’entend plus si ce n’est pas en Guinée. Le secteur privé dans l’enseignement est pratiquement dominant dans les pays comme les Etats-Unis où vous avez quatre mille universités et l’Etat n’en a que 400 ou 500’’, renseigne Sidya Touré, par ailleurs, fondateur d’écoles privées.

Sur 85,585 mille étudiants inscrits dans les universités publique et privée de Conakry, plus de 50 pour cent sont des fictifs, nous révèle le rapport provisoire du recensement biométrique des étudiants.

Selon Sidya Touré, ‘’franchement c’est un retour en arrière. C’est-à-dire que la Guinée fait du rétropédalage. Là où les gens avancent nous, nous reculons. Personne ne peut dire aujourd’hui dans un pays, même dans le monde, qu’il faut supprimer l’enseignement privé. Je n’ai jamais entendu cela nulle part et je ne vois ce que cela peut apporter à l’Etat’’.

Parlant du fonctionnement du système éducatif ivoirien, Sidya nous apprend ‘’chaque année, le ministère de l’Education nationale et de l’Enseignement supérieur fait une inspection avant les vacances. Pendant les vacances pour voir comment sont les structures ont fait des investissements ? Et quel est le niveau des professeurs ? Il publie la liste des établissements qui sont autorisés à fonctionner l’année-là en ce qui concerne l’enseignement supérieur ou l’enseignement secondaire. Si votre école n’a pas été retenue, c’est-à-dire elle n’a pas répondu à tous les critères, mais elle sera fermée l’année en cours’’.

Plus loin, le fondateur de Victor Hugo rappelle que par le passé ‘’Je me souviens nous avons travaillé sur ces questions dans les années 1996. Nous avons constaté quand l’Etat dépense à peu près dix millions dans le secteur de l’enseignement public. Dans le secteur privé, vous verrez que le même étudiant ne coute que peut-être trois millions. Parce que ce n’est pas lui qui paie les professeurs ni l’entretien de l’infrastructure scolaire, etc.’’

 

Abdoul Malick pour guineefutur.com

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