Guinée : Le Premier Ministre Mamadi annonce la création prochaine d’une commission Vérité, Justice et Réconciliation

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Cette annonce a été faite, ce mercredi 12 Avril 2017 à l’occasion de l’Atelier National d’appropriation et de validation technique de l’Avant-projet de Loi portant création, mandat, composition, organisation et fonctionnement de la Commission Vérité Justice et Réconciliation. Organisé par le haut-commissariat aux droits de l’homme en collaboration avec le gouvernement guinéen.

 Cet atelier de deux jours a connu  la présence du premier ministre, Mamady Youla, les représentants des institutions accréditées en Guinée, les associations des victimes de violences, les co-présidents de la commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale, des représentants des organisations de défense des droits de l’homme ainsi que ceux de la société civile.

 A l’entame, le représentant du Haut-Commissariat aux Droits de l’homme, Marc Rubin a précisé que, « l’occasion de cette cérémonie solennelle d’examen de l’avant-projet de loi portant création, organisation et fonctionnement de la future commission conformément aux recommandations 7 et 8 du rapport de la commission provisoire de réflexion sur la réconciliation nationale, je voudrais saluer l’approche participative instituée par le gouvernement dans le processus d’élaboration de cette importante loi en organisant le présent atelier  pour requérir les observations des parties prenantes. Une telle démarche est conforme aux recommandations des Nations-Unies pour le processus de justice transitionnelle ».

Selon lui, réconcilié les composantes d’un pays entre elles, réconciliés les citoyens et l’Etat n’est pas une œuvre facile, « il s’agit d’une entreprise difficile. Car, comment après plusieurs années de mauvaise gouvernance situé objectivement les responsabilités  de ceux qui ont violés les droits de l’homme et apaisé les cœurs des victimes? Comment  permettre aux jeunes générations d’avoir accès à l’histoire, d’en tirer les leçons et projeter dans l’avenir plus radieux ? Comment reconnaitre les …., ? Comment prendre en compte les besoins spécifiques des femmes dans le traitement du passé ? », S’est-il interrogé.

 

C’est pourquoi, ajoute le représentant du HCDH, « c’est pourquoi le haut-commissariat des droits de l’homme félicite le grand Imam et l’Archevêque de Conakry, co-présidents de la commission provisoire de réflexion sur le processus de la réconciliation nationale, qui après avoir écouté les populations avec une grande patience ont réussi à lui proposé le chemin vers la réconciliation. Ce chemin, ils nous l’ont dit ne peut se faire sans la vérité,  la justice, la réparation et la garantie de non répétition. Chemin a été souligné, mais pas aisé et il est nécessaire.  Si la vérité fait mal, le silence quant à lui tue », a laissé entendre Marc Rubin.

 

En ouvrant cette cérémonie, le premier ministre Mamady Youla a précisé les raisons de la tenue de cet atelier à Conakry, « cet atelier  est organisé pour  rassembler les parties prenantes. Comme vous le savez, après la phase préparatoire, la phase dans laquelle nous nous engageons maintenant est très sensible. Cet atelier comme je le  dit tout à l’heure a pour objet de rassembler toutes les parties prenantes, de trouver toutes les personnes, les institutions qui ont un rôle à jouer dans ce processus, afin de requérir les avis de toutes les parties pour un large consensus », a-t-il souligné.

Et de poursuivre, il dira, « nous sommes dans un processus sensible. Nous sommes dans un processus de rassemblement de la famille guinéenne. Donc, il est important que dans ce processus l’avis de tout le monde soit pris en compte. Ce que nous visons dans ce processus, c’est d’aboutir à une feuille de route claire, à définir les contours qui vont conduire ce processus réconciliation dans sa phase active ».

Selon le premier ministre guinéen, au cours de cet atelier, il sera question de mettre sur la table tous les maux ou les problèmes. Il sera question aussi de discuter ce qui est du ressort de la justice et ce qui est du ressort d’autres institutions…», a conclu le patron de la primature.

Yahya  Drame pour guineefutur.com

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