Alpha Condé au Burkina Faso : « J’ai apporté une contribution modique de 100 mille dollars… »

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Pour Alpha Condé, président de la Guinée et par ailleurs président de l’Union africaine, pour vaincre le terrorisme, il faut renforcer le renseignement, lutter contre la pauvreté et assurer la justice sociale. C’était lors de sa visite à Kossyam, le jeudi 17 août 2017 que le président guinéen l’a affirmé.

Venu pour exprimer sa compassion au peuple burkinabè après l’attaque du Café Istanbul le 13 août 2017, Alpha Condé a été reçu par le président du Faso, Roch Kaboré. Nous vous proposons la substance de la déclaration d’après audience.
Le Burkina n’est pas seul

« Après les évènements qui se sont produits ici, il était absolument nécessaire qu’au nom de la solidarité de la Guinée à l’égard du peuple burkinabè mais aussi de la solidarité de l’Union africaine, il est extrêmement important que le peuple burkinabè sache qu’il n’est pas seul. Mais aussi échanger avec mon frère Roch Marc Christian Kaboré, voir concrètement comment on pourrait accélérer pour que le Burkina et les autres 4 pays qui composent le G5 (Sahel) puissent avoir les moyens pour assurer leur propre sécurité ».
La sécurité des Africains aux Africains

(…) Il est évident que c’est nous seulement Africains qui pouvons assurer la sécurité de nos pays. Vous ne pouvez pas demander à des Asiatiques ou des Pakistanais de venir mourir chez nous. On voit un peu ce qui se passe avec les casques bleus qui sont plus de 20.000 au Congo Kinshasa depuis des années, mais il y a toujours autant d’insécurité.
Le soutien des pays occidentaux

(…) Ce qui arrive (le terrorisme) non seulement cause des victimes, mais porte aussi atteinte à nos économies, parce qu’ils (les terroristes) attaquent surtout dans des endroits où il y a des expatriés afin d’avoir un grand écho. Malheureusement, parfois, nos amis aussi ont des réactions qui ne sont pas correctes. Parce que s’ils demandent à leurs citoyens de ne pas venir, ils enfoncent davantage l’économie. Quand il y a eu des attaques en France, on a été solidaire. On n’a jamais demandé à nos citoyens de ne pas aller. Il faut que nos amis comprennent que l’objectif des terroristes, c’est de non seulement porter atteinte à nos populations, mais de porter atteinte à nos économies.
La lutte par le développement

(…) J’ai apporté une contribution modique de 100.000 dollars pour donner aux familles des victimes. Je présente mes condoléances aux familles éplorées et ma compassion aux malades.

(…) Il y a une réponse immédiate (au terrorisme) qui est la solution militaire. Mais la réponse définitive, c’est la lutte contre la pauvreté et l’injustice. Si le terrorisme se développe, c’est parce qu’il y a la pauvreté. Nous ne pouvons vaincre le terrorisme sauf si nous développons effectivement nos pays ».

Avec burkina24.com

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